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Publié en 2010, cet ouvrage sur les libertés universitaires méritait une réédition en raison de l’actualité devenue brûlante de la liberté académique tant il ne se passe pas une semaine en France et à l’étranger sans que cette question n’apparaisse sur le devant de la scène.

Ce livre, qui est essentiellement juridique, avait eu pour origine la réforme LRU (loi relative aux libertés et responsabilités des universités) de 2007 et surtout, au premier semestre 2009, la longue contestation des universitaires du décret d’application (le décret « Pécresse ») modifiant leur statut qui portait gravement atteinte à leur liberté académique. Il dégage à la fois le sens et le contenu de ces libertés, entendues comme des libertés publiques et individuelles. Plus connues à l’étranger sous le nom de « liberté académique », elles sont les conditions d’exercice du métier de professeur à l’université. Il en décrit également les principales garanties juridiques et, en particulier, le principe d’indépendance des professeurs. Véritable plaidoyer en faveur des libertés universitaires, cet essai se veut aussi un réquisitoire contre la façon dont le pouvoir politique et les plus hautes juridictions maltraitent la liberté académique.

Cette seconde édition est enrichie par la préface de Bernard Toulemonde, un nouvel avant-propos et une longue postface de l’auteur dans laquelle celui-ci démontre, à partir des exemples tirés de la législation et de la pratique contentieuse, que la situation des libertés universitaires s’est détériorée en quinze ans. Ce qui n’étonnera pas ceux qui, de l’intérieur, connaissent la situation dramatique des universités françaises, ces « mal aimées de la République », qui agonisent dans l’indifférence générale. On peut espérer que cette réédition permettra d’alerter les élites politiques et administratives françaises, si méprisantes à l’égard de l’université, sur la nécessité de mieux protéger dans notre pays la liberté académique.