{"id":2062,"date":"2020-08-13T16:23:49","date_gmt":"2020-08-13T16:23:49","guid":{"rendered":"http:\/\/institutvilley.com\/?p=2062"},"modified":"2020-08-14T16:17:56","modified_gmt":"2020-08-14T16:17:56","slug":"hommage-au-professeur-charles-leben-1945-2020","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/institutvilley.com\/?p=2062","title":{"rendered":"Hommage au professeur Charles Leben (1945-2020)"},"content":{"rendered":"<h2 style=\"text-align: center;\">Charles Leben (1945-2020), par Olivier Jouanjan<\/h2>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/institutvilley.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/Hommage_CLeben_Jouanjan.pdf\"><strong>Texte en .pdf<\/strong><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le professeur Charles Leben est mort le 5 ao\u00fbt dernier \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 75 ans. Ce fut une tr\u00e8s triste nouvelle pour tous ceux qui l\u2019ont connu, m\u00eame un peu seulement. Je crois que beaucoup eurent comme moi le sentiment, d\u00e8s qu\u2019ils apprirent cette nouvelle, qu\u2019ils l\u2019avaient <em>trop peu<\/em> connu. Il suffisait de rencontrer une fois cet homme-l\u00e0 pour l\u2019appr\u00e9cier et, si d\u2019autres occasions de converser avec lui se pr\u00e9sentaient, pour ressentir \u00e0 son endroit une irr\u00e9sistible amiti\u00e9. Toute discussion avec lui avait une densit\u00e9 particuli\u00e8re, port\u00e9e par une voix singuli\u00e8re, toujours un peu h\u00e9sitante\u00a0: on sentait que Charles \u00e9tait sans cesse \u00e0 la recherche du mot juste, de l\u2019argument convenable, de l\u2019id\u00e9e significative. D\u2019o\u00f9 cette sorte de prudence vocale qui m\u2019a toujours frapp\u00e9e, une voix si mod\u00e9r\u00e9e qu\u2019on ne peut imaginer qu\u2019il puisse en venir un mot qui soit plus haut que l\u2019autre. C\u2019\u00e9tait la voix mod\u00e9r\u00e9e d\u2019un homme mod\u00e9r\u00e9 en m\u00eame temps que d\u2019une intelligence sup\u00e9rieure. Une voix rare qui fait tant de bien \u00e0 son interlocuteur. Une voix un peu tremblante qui exprimait pourtant une fermet\u00e9 de principes et une clart\u00e9 d\u2019id\u00e9es peu communes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Toutefois, cette fermet\u00e9 de convictions pes\u00e9es en raison n\u2019ouvrait jamais la porte au dogmatisme. Il reconnaissait aux autres le droit irr\u00e9vocable de le contredire, car je crois que cet admirateur de Perelman savait qu\u2019il n\u2019y a de rationalit\u00e9 possible, dans les affaires politiques, morales et juridiques du moins, que dialogique. Je me souviens de la soutenance de ma th\u00e8se, consacr\u00e9e au principe d\u2019\u00e9galit\u00e9 et dont les arguments th\u00e9oriques principaux \u00e9taient pr\u00e9cis\u00e9ment dirig\u00e9s contre un article de Charles paru \u00e0 la <em>RDP<\/em> en 1982. Bien s\u00fbr, il \u00e9tait au jury. <em>Amicitia in disputatione<\/em>\u00a0: tel est le sentiment qui me reste lorsque je repense \u00e0 cet \u00e9change.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Charles \u00e9tait ferme sur ses principes parce que ces derniers \u00e9taient ceux de l\u2019ouverture au dialogue et de l\u2019amour de l\u2019argumentation. En cela, il \u00e9tait un homme <em>lib\u00e9ral<\/em> au sens classique \u2013 et le meilleur \u2013 de ce terme aujourd\u2019hui malheureusement fort incompris. Sa culture \u2013 pas seulement juridique, mais aussi litt\u00e9raire, philosophique, religieuse et m\u00eame cin\u00e9matographique \u2013 \u00e9tait impressionnante, mais jamais il ne s\u2019en pr\u00e9valait pour impressionner l\u2019interlocuteur, f\u00fbt-il un contradicteur. \u00c0 chaque fois que j\u2019ai parl\u00e9 de Charles avec d\u2019autres coll\u00e8gues, et notamment depuis le 5 ao\u00fbt, un mot sans cesse est revenu pour caract\u00e9riser sa personnalit\u00e9, celui de <em>bienveillance<\/em>. La bienveillance ne signifie pas <em>admettre<\/em> l\u2019opinion d\u2019autrui et s\u2019y plier pour ne point le froisser, mais l\u2019accueillir en soi pour argumenter avec elle et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, contre elle, dans le respect \u00e0 la fois de la raison commune et de la personne qui la soutient. En ce sens, Charles fut certainement l\u2019un des hommes les plus bienveillants qu\u2019il m\u2019a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 de conna\u00eetre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Qu\u2019on me permette ici d\u2019\u00e9voquer quelques souvenirs personnels. J\u2019ai rencontr\u00e9 Charles pour la premi\u00e8re fois au d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e 1986 \u00e0 la Facult\u00e9 de droit de Dijon\u00a0: il y \u00e9tait professeur et je venais d\u2019\u00eatre recrut\u00e9 comme \u00ab\u00a0allocataire d\u2019enseignement sup\u00e9rieur\u00a0\u00bb, \u00e0 l\u2019\u00e9poque o\u00f9 l\u2019on donna \u00e0 ceux qui remplac\u00e8rent les assistants disparus un nom d\u2019assist\u00e9s. Les professeurs m\u2019ont r\u00e9serv\u00e9 l\u00e0 un accueil exceptionnel. Je ne peux malheureusement les citer ici, qu\u2019ils me pardonnent. Mais, parmi eux, il y eut Charles Leben. J\u2019ai eu le privil\u00e8ge de rentrer chaque mardi soir \u00e0 Paris en sa compagnie par le m\u00eame TGV. J\u2019ai tant appris de lui lors de ces voyages. Je lui dois d\u2019avoir commenc\u00e9 \u00e0 comprendre quelque chose \u00e0 la pens\u00e9e de Kelsen. Ce fut un extraordinaire compl\u00e9ment de ma formation juridique, th\u00e9orique et philosophique. Mais il ne donnait aucune <em>le\u00e7on<\/em>, laissait libre de contredire, c\u2019\u00e9tait une v\u00e9ritable ma\u00efeutique socratique. Ces voyages sont pour moi inoubliables.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est bien s\u00fbr en tant qu\u2019internationaliste que Charles Leben a acquis une grande r\u00e9putation. Evidemment rattach\u00e9 \u00e0 l\u2019Institut des Hautes \u00c9tudes Internationales de l\u2019Universit\u00e9 Panth\u00e9on-Assas, qu\u2019il a dirig\u00e9, il \u00e9tait aussi, depuis fort longtemps, membre \u00ab\u00a0associ\u00e9\u00a0\u00bb et tr\u00e8s actif de notre Institut Michel Villey. La philosophie, la th\u00e9orie et la culture juridiques ont constitu\u00e9 l\u2019autre champ principal des travaux de Charles. On rappellera les essais importants qu\u2019il fit para\u00eetre \u00e0 la revue <em>Droits\u00a0<\/em>: \u00ab\u00a0Droit\u00a0: quelque chose qui n\u2019est pas \u00e9tranger \u00e0 la justice\u00a0\u00bb (n\u00b0\u00a011, 1990)\u00a0; \u00ab\u00a0De quelques doctrines de l\u2019ordre juridique\u00a0\u00bb (n\u00b0\u00a033, 2001)\u00a0; \u00ab\u00a0Troper et Kelsen\u00a0\u00bb (n\u00b0\u00a037, 2003)\u00a0; \u00ab\u00a0L\u2019argumentation des juristes et ses contraintes chez Perelman et les auteurs du courant rh\u00e9torico-herm\u00e9neutique\u00a0\u00bb (n\u00b0\u00a054, 2011). On peut ajouter les contributions aux <em>M\u00e9langes<\/em> offerts \u00e0 Claude Courvoisier (\u00ab\u00a0Norberto Bobbio et le droit international\u00a0\u00bb, <em>Utopies. Entre droit et politique<\/em>, \u00c9ditions universitaires de Dijon, 2005) ainsi qu\u2019\u00e0 ceux qui furent publi\u00e9s en l\u2019honneur de Michel Troper (\u00ab\u00a0Campagnolo et Kelsen, ou les m\u00e9saventures d\u2019un ma\u00eetre avec son disciple\u00a0\u00bb, <em>L\u2019architecture du droit<\/em>, Paris, Economica, 2006). Pr\u00e9cisons que, s\u2019il admirait Kelsen, Charles n\u2019\u00e9tait cependant pas un \u00ab\u00a0kels\u00e9nien\u00a0\u00bb, en tout cas pas de <em>stricte ob\u00e9dience<\/em>\u00a0: son go\u00fbt pour la \u00ab\u00a0Nouvelle rh\u00e9torique\u00a0\u00bb de Perelmann l\u2019en emp\u00eachait \u00e0 l\u2019\u00e9vidence. Il aimait trop ce qui fait la chair m\u00eame du droit \u2013 sa dimension rh\u00e9torico-herm\u00e9neutique \u2013 pour laisser celle-ci se dess\u00e9cher sur les branches de l\u2019arbre logique du formalisme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans le large domaine de la philosophie et de la th\u00e9orie du droit, sa contribution la plus originale restera certainement l\u2019ensemble de ses travaux consacr\u00e9s \u00e0 la culture du droit h\u00e9bra\u00efque, sp\u00e9cialement dans ses rapports avec le droit naturel moderne dont on \u00e9voquera trois contributions majeures, encore une fois \u00e0 la revue <em>Droits\u00a0<\/em>: \u00ab\u00a0Ma\u00efmonide et la codification du droit h\u00e9bra\u00efque\u00a0\u00bb (n\u00b0\u00a027, 1998)\u00a0; \u00ab\u00a0Juda\u00efsme et droits de l\u2019homme\u00a0\u00bb (n\u00b0\u00a044, 2006)\u00a0; \u00ab\u00a0La r\u00e9f\u00e9rence aux sources h\u00e9bra\u00efques dans le droit de la nature et des gens au xvii<sup>e<\/sup> si\u00e8cle\u00a0\u00bb (n\u00b0\u00a056, 2012). Puisque Charles \u00e9tait un homme profond\u00e9ment reconnaissant, il a aussi r\u00e9uni et pr\u00e9sent\u00e9, en deux volumes qui ont fait date, certains des \u00e9crits de deux de ses ma\u00eetres\u00a0: Hans Kelsen,<em> \u00c9crits fran\u00e7ais de droit international<\/em> (PUF, 2001)\u00a0; Charles Eisenmann,<em> \u00c9crits de th\u00e9orie du droit, de droit constitutionnel et d\u2019id\u00e9es politiques <\/em>(\u00c9ditions Panth\u00e9on-Assas, 2002).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il nous appartient donc aujourd\u2019hui de dire \u00e0 son \u00e9pouse, sa famille et ses nombreux amis toute la gratitude que nous \u00e9prouvons envers l\u2019universitaire int\u00e8gre, le coll\u00e8gue bienveillant, ce grand savant qui, toujours, restait modeste. Pour tout dire\u00a0: envers l\u2019homme de bien que fut le professeur Charles Leben. Il nous manque d\u00e9j\u00e0.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 style=\"text-align: center;\">Charles Leben et l&rsquo;Institut Michel Villey,<br \/>\npar Denis Baranger, Directeur de l&rsquo;Institut Villey<\/h2>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/institutvilley.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/Hommage_CLeben_Baranger-1.pdf\"><strong>Texte en .pdf<\/strong><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous avons appris avec beaucoup de tristesse le d\u00e9c\u00e8s de notre coll\u00e8gue et ami le professeur Charles Leben. Grand internationaliste, Charles Leben fut aussi, comme l\u2019a rappel\u00e9 Olivier Jouanjan, un \u00e9minent sp\u00e9cialiste de th\u00e9orie du droit et de culture juridique. Il \u00e9tait membre de longue date du Conseil de l\u2019Institut Michel Villey. Son assiduit\u00e9 \u00e0 nos r\u00e9unions ne s\u2019est jamais d\u00e9mentie. Ses conseils et ses propositions, adoss\u00e9s \u00e0 d\u2019abondantes lectures dans plusieurs langues, ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9cieux, y compris lorsque notre ami refusait, avec son \u00e9l\u00e9gance et sa discr\u00e9tion bien connues, que son nom apparaisse. Quelques mots, parfois seulement un nom d\u2019auteur, lui suffisaient \u00e0 orienter nos travaux dans un sens particuli\u00e8rement f\u00e9cond. Il \u00e9tait \u00e9galement fr\u00e9quent de croiser Charles Leben \u00e0 nos conf\u00e9rences ou tables rondes. A plusieurs reprises, nous lui avions propos\u00e9 d\u2019intervenir sur certains th\u00e8mes de nos colloques, mais il a toujours refus\u00e9 courtoisement, invoquant un gros travail qu\u2019il \u00e9tait en train de mener sur l\u2019histoire du droit international. Il nous confiait ses doutes de pouvoir l\u2019achever en raison de son \u00e9tat de sant\u00e9. Esp\u00e9rons n\u00e9anmoins que des fragments de cette grande enqu\u00eate pourront \u00eatre publi\u00e9s. Ce serait l\u2019ultime trace laiss\u00e9e par ce grand savant.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Qu\u2019on me permette ici de rappeler deux souvenirs. Un jour, jeune agr\u00e9g\u00e9, j\u2019avais exprim\u00e9 devant lui un int\u00e9r\u00eat pour la culture juridique h\u00e9bra\u00efque. Quelques semaines plus tard, une grosse enveloppe m\u2019attendait au courrier. Elle contenait des reproductions d\u2019articles qui constituaient une magnifique bibliographie introductive \u00e0 ce domaine que Charles Leben connaissait si bien. Je fus, on le devine, tr\u00e8s sensible \u00e0 cet acte de g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 intellectuelle. Je garderai aussi la m\u00e9moire, plus r\u00e9cente, d\u2019une conf\u00e9rence sur un grand auteur de l\u2019\u00e9cole du \u00ab\u00a0droit des gens\u00a0\u00bb prononc\u00e9e \u2013 car cela arrive \u2013 par un intervenant qui, ayant sous-estim\u00e9 le poids de l\u2019\u00e9rudition et la difficult\u00e9 du sujet, n\u2019avait pas saisi toutes les subtilit\u00e9s de la pens\u00e9e de cet auteur. \u00c0 la suite de cette intervention, qui avait suscit\u00e9 une sorte de g\u00eane diffuse, une main se leva dans l\u2019assistance\u00a0: celle de Charles Leben. Quelques phrases de sa part suffirent \u00e0 faire comprendre, sans la moindre agressivit\u00e9 et avec la plus grande courtoisie, que l\u2019intervenant avait err\u00e9. C\u2019\u00e9tait, si on me pardonne cette expression, du grand art. Une n\u00e9cessit\u00e9 scientifique s\u2019\u00e9tait accomplie\u00a0: ne pas laisser le faux pr\u00e9valoir. Mais la correction avait \u00e9t\u00e9 accompagn\u00e9e de grandeur morale. Celui qui devait \u00eatre corrig\u00e9 n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 publiquement humili\u00e9. Celui qui avait apport\u00e9 le correctif avait agi avec mod\u00e9ration, temp\u00e9rant son propos au point qu\u2019un auditeur inattentif aurait pu ne pas comprendre ce qui se produisait l\u00e0. Quand le porteur de pareilles vertus quitte la communaut\u00e9 des hommes, et notre plus petite communaut\u00e9 universitaire, il va de soi que la perte est immense. \u00c0 l\u2019Institut Michel Villey, l\u2019absence de notre ma\u00eetre, coll\u00e8gue et ami Charles Leben sera douloureusement ressentie. Seule la lecture de ses travaux et nos souvenirs de sa personne combleront ce grand vide.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Charles Leben (1945-2020), par Olivier Jouanjan Texte en .pdf Le [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[64,69],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/institutvilley.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2062"}],"collection":[{"href":"https:\/\/institutvilley.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/institutvilley.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/institutvilley.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/institutvilley.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2062"}],"version-history":[{"count":13,"href":"https:\/\/institutvilley.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2062\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2064,"href":"https:\/\/institutvilley.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2062\/revisions\/2064"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/institutvilley.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2062"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/institutvilley.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2062"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/institutvilley.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2062"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}