L’Institut Michel Villey

Mélanie Plouviez

Maître de conférences en philosophie à l’Université Nice Sophia-Antipolis

Présentation

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Présentation

Mélanie Plouviez est maître de conférences à l’Université Nice Sophia Antipolis et membre du Centre de Recherche en Histoire des Idées (CRHI).

Elle est membre associée de l’Institut Michel Villey. Elle co-dirige avec les professeurs Beaud et Baranger l’Annuaire de l’Institut Villey.

Publications

Publications

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1. Ouvrages

Avec F. Keck, Le vocabulaire de Durkheim, Paris, Ellipses, 2008

2. Direction d’ouvrages ou de numéros de revue

Avec C. Bonicco et G. Salmon, « Philosophie et sociologie », Klésis – Revue philosophique, n°6/2, janvier 2008 (introduction commune : p. 4-5 ; dossier : p. 1-63)

Avec D. Baranger, « Devenirs de l’autonomie de la volonté », Annuaire de l’Institut Michel Villey, Volume 4 – 2012, Paris, Dalloz (introduction commune : p. 149-150 ; dossier : p. 147-256)

3. Articles dans des revues à comité de lecture

« De la science positive de la morale à la morale sociologique. Paul Bureau, lecteur de Durkheim », Les Études Sociales, n° 141, 1er semestre 2005, p. 89-120

« Reproductions et transformations sociales dans la sociologie d’Émile Durkheim », Klésis-Revue philosophique, n°6/2 « Philosophie et sociologie », janvier 2008, p. 6-26

« Sociology as subversion. Discussing the reproductive interpretations of Durkheim », Journal of Classical Sociology, Volume 12 (3-4), August/November 2012, p. 428-448

« Durkheim et l’histoire du droit contractuel : une relativisation socio-historique de l’autonomie de la volonté », Annuaire de l’Institut Michel Villey, Volume 4 - 2012, Paris, Dalloz, avril 2013, p. 231-256

« Le droit professionnel durkheimien, un droit communautaire ? », Annuaire de l’Institut Michel Villey, Volume 5 – 2013, Paris, Dalloz, à paraître

4. Publications dans des actes de colloque avec comité de lecture

« Le contrat comme institution sociale. La notion de solidarité contractuelle chez Émile Durkheim », in M. Xifaras et G. Lewkowicz (dir.), Repenser le contrat, Paris, Dalloz, 2009, p. 84-108

« Violence et droit pénal. Lecture croisée de Durkheim et Foucault », in J.-F. Kervégan et P.-Y. Quiviger (dir.), La violence et la norme, Olms-Europaena Memoria, à paraître

5. Compte rendu de lecture

« F. Vatin, Trois essais sur la genèse de la pensée sociologique, Paris, La Découverte, 2005 », in Genèses, n°68, septembre 2007, p. 163-165

Thèse

Thèse

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Titre de la thèse : Normes et normativité dans la sociologie d’Émile Durkheim

Thèse soutenue publiquement le 24 novembre 2010
- Mention Très honorable avec les félicitations à l’unanimité du jury
- Prix de thèse Robert Blanché de l’Académie des Sciences Morales et Politiques (2011)
- Prix de thèse Auguste Comte de l’association internationale "La Maison d’Auguste Comte" (2011)
- Bourse Louis Forest en Lettres et Sciences Humaines de la chancellerie des Universités de Paris (2007)

Membres du jury :
Vincent Descombes, Directeur d’études à l’EHESS
Claude Gautier, Professeur à l’Université Montpellier III (rapporteur)
Bruno Karsenti, Directeur d’études à l’EHESS (président)
Jean-François Kervégan, Professeur à l’Université Paris I (directeur de thèse)
Bruno Latour, Professeur à Sciences Po Paris (rapporteur)

Résumé en français :
Il a souvent été reproché à la sociologie durkheimienne de définir le social par la contrainte et de réduire par là même les normes à n’être que l’instrument du fonctionnement régulier et homéostatique de la société. Pourtant, au fur et à mesure de son œuvre, Émile Durkheim élabore une définition du fait social comme fait simultanément et irréductiblement contraignant et désirable pour les individus. Ce faisant, il met en place une conception originale du normatif qui, par ses deux dimensions d’impérativité et d’attractivité, parvient à expliquer l’attachement au social autrement que par l’intériorisation d’injonctions sociales extérieures et transcendantes. De surcroît, et à rebours de la philosophie aprioriste, Durkheim affirme la possibilité et la légitimité d’une science positive des faits normatifs qui entend connaître ce qu’ils sont, sans pour autant nier leur spécificité déontique, mais bien plutôt en en rendant compte.
Appréhendant les normes sociales depuis les sources que Durkheim leur assigne, dans les différents registres normatifs qu’elles composent (normativités morale, juridique, institutionnelle), dans leur évolution historico-sociale, ainsi que dans leur capacité de rupture avec l’ordre social institué, cette thèse étudie la théorie de la normativité dont la sociologie durkheimienne est porteuse et les résistances qu’elle offre à l’accusation de normalisation fonctionnelle.

Résumé en anglais :
Durkheim’s sociology is often criticized for defining the social purely in terms of constraint, and for reducing norms to mere instruments of society’s regular functioning. Throughout his work, however, Durkheim develops a definition of the social fact as simultaneously constraining and attractive to the individual. He elaborates an original conception of normativity which, by its imperative and attractive dimensions, manages to explain attachment to the social in terms other than the interiorization of external, transcendent social injunctions. Moreover, turning apriorism on its head, Durkheim asserts the possibility and the legitimacy of a positive science of normative facts which would mean knowing what they are without denying their deontic specificity, but rather simply taking them into account.
By approaching social norms from the perspective of the sources that Durkheim imputes to them, within their various normative registers (moral, juridical and institutional frames of normativity), within their historical and social evolution, as well as within their capacity to break with the established social order, this doctoral thesis analyses the theory of normativity offered by Durkheim’s sociology and the resistance it proposes to the accusation of functional normalization.

Domaine de recherche :

-  Histoire et épistémologie des sciences humaines et sociales
-  Philosophie des sciences sociales ; étude des rapports entre philosophie et sociologie
-  Philosophies pratiques : philosophie politique, sociale et morale
-  Philosophie et sociologie du droit
-  Philosophie et sociologie des normes